l’article de Ouest France :

Hier, le Cinéville de Saint-Sébastien projetait une séance avec un son modéré et une lumière baissant progressivement.

Parrainée par l’actrice Sandrine Bonnaire, l’association Ciné-ma différence milite pour ouvrir les salles obscures aux personnes souffrant d’un handicap mental ou de comportement. Découragées par les réflexions parfois désobligeantes du public validé, les familles finissent souvent par se sentir exclues des salles de cinéma, Ciné-ma différence et l’association Un copain comme les autres de La Chapelle-sur-Erdre, ont signé une convention avec le Cinéville de Saint Sébastiien-sur-Loire. Une fois tous les deux mois, une séance est destinée à ce public, avec un tarif préférentiel, sans exclure quiconque. C’est une séance à la fois comme les autres avec, hier samedi, la projection de Loup, le dernier film de Nicolas Vannier, et en même temps aménagée. Dès le hall d’accueil, une vingtaine de bénévoles reçoivent les familles et informent le public qui fait normalement la queue, qu’il va assister à une séance différente. Sur le plan technique, la lumière est progressivement baissée pour n’effrayer personne et le son modéré par rapport à une séance normale. Bernard et Monique G. sont venus de Nantes voir le film. Ils ont été prévenus de l’opération dans la file d’attente. « C’est la- première fois qu’on assiste à une séance comme ça et on comprend bien, dit Monique. Cela nous, permet de nous rendre compte des difficultés que connaissent ces familles.